C’est l’un des fruits d’été préférés des français et c’est la pleine saison…

Profitez-en !  Mangez-en sans modération, et faites durer l’été dans vos assiettes en le savourant de 1001 façons : nature, salé, cuit, séché, en compotes, en coulis… c’est à vous de décider ! Lisez la suite et vous saurez tout sur lui ! 
Actualités
22.07.2015
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Un fruit de l’été qui nous vient du froid ! 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’abricotier n’est pas n’a pas vu le jour dans un pays tropical… il est en effet originaire du nord-est de la Chine, près de la Russie… où les températures ne sont pas celles qui font rougir les fruits !

Des abricotiers sauvages poussaient en effet il y a 4000 ans  dans les montagnes d’Asie centrale, dans diverses régions de Chine ainsi qu'en Corée et au Japon . Cultivé depuis près de 2000 ans, il prendra la route de la soie pour s’installer au Moyen Orient sur des terres chaudes et ensoleillées notamment en Iran et en Arménie, vers le 1er siècle avant notre ère et se diffusera ensuite dans l’empire gréco-romain où l’abricot avait d’ailleurs été baptisé « Pomme d’Arménie ».

Son arrivée en France sera en revanche tardive puisqu’il  faudra attendre que Jean Baptiste La Quintinie, jardinier agronome du roi Louis XIV décide de l’introduire dans le potager de Versailles dont il avait la gestion pour fournir les fruits et légumes de la table du roi.
 
Un enfant de la nature précoce…
L'abricotier, est souvent le premier arbre du jardin à fleurir, d’où l’origine de son nom : du latin praecoquum, signifiant précoce,  il était nommé en catalan aberic, en espagnol albaricoque, et al barquq en arabe.

L’abricot sur le podium !

3ème fruit produit en France et 2ème fruit le plus consommé l’été, il est surtout cultivé autour du bassin méditerranéen. Près de 13 000 hectares cultivés en 2014 pour une récolte de près de 180 000  tonnes que se partagent le Roussillon, la région PACA, la vallée du Rhône et les Baronnies. Bien sûr, la production varie d’une année sur l’autre en fonction des aléas climatiques, l’abricot y étant particulièrement sensible.

La France reste à ce jour le 1er producteur européen d’abricots destinés à la consommation en frais, avec 14% seulement de la production pour sa transformation industrielle. 70 % des volumes d’abricots sont destinés au marché français, le dernier tiers étant exporté, principalement dans les pays de la communauté Européenne : en Allemagne pour 42%, en Italie  pour 19% et en Suisse pour 8%.

Les Français adorent les abricots… la preuve : environ 3, 5 kg  achetés et consommés par ménage et par an… pour un petit fruit présent sur les étals quelques mois par an, c’est une très belle performance !

Un  petit fruit qui a tout d’un grand ! 

Sucré, rafraîchissant, moelleux, l’abricot arrivé à maturité est gorgé de sucre (principalement de la saccharose) et il en contient jusqu’à 14 g pour 100 g de fruit !

La  mutation de ses  fibres en pectines donne à l’abricot l’une des meilleures qualités pour la fabrication des confitures. Elles ont également la propriété d'améliorer le transit intestinal. De plus, très digeste, les pectines sont bien tolérées par les intestins fragiles. Sans oublier que sa saveur acidulée favorise les sécrétions gastriques et confère au fruit des qualités rafraîchissantes.

Le carotène, ou provitamine A lui  apporte sa couleur orangée, et plus celle-ci est intense, plus il en contient !  2 petits abricots, (soit 100 g environ)  apportent 50% de l'apport journalier conseillé pour un adulte. Transformé dans l'organisme en vitamine A, elle est essentielle pour améliorer la qualité de la peau et des muqueuses, mais également  pour la croissance et la vision crépusculaire.

Ajoutons qu’avec une bonne teneur en vitamine C, B et E  et en minéraux comme le potassium, fer, cuivre et magnésium il est le fruit idéal à ingérer avant une activité sportive intense mais également dans la phase récupération.

Un joyau naturel pour la beauté de la peau :

Comme il est très riche en vitamine A, en acide polyinsaturés et linoléique,  l’abricot abrite dans son noyau des propriétés extraordinaires… l’huile extraite des noyaux d’abricot a en effet d’extraordinaires vertus régénérantes, hydratantes et assouplissantes pour la peau. Particulièrement recommandée pour les peaux vieillissantes, relâchées, ou très sèches, l’huile de noyau  d’abricot tonifie l’épiderme.  Mélangez-la à de l’argile pour réaliser un masque de beauté « coup d’éclat » !

Pendant la saison, profitez des fruits mûrs pour régénérer votre peau : écrasez la pulpe de 2  abricots et mélangez-la à une cuillère à café de miel de lavande.  Appliquez cette pâte crémeuse sur votre visage du front au décolleté, laissez agir 10 mn environ et rincez à l’eau tiède : une recette beauté maison, particulièrement recommandée pour redonner de l’éclat aux peaux sensibles. 

Un fruit qui se décline au fil de la saison : 

Sa large période de disponibilité fait de l’abricot le fruit de l’été avec, de mi-mai à mi-septembre, plus d’une quarantaine de variétés disponibles qui se succèdent sur vos étals,  grâce au savoir-faire unique des producteurs qui allient technicité et passion. 

 Les principales variétés que vous trouverez facilement :

Le Rouge du Roussillon : enfant des Pyrénées orientales, de teinte orange clair, parsemé de petites taches rouges, il est à son apogée début juillet. Une chair ferme, un goût subtil et une consistance qui se prête particulièrement à la préparation de confitures.

Le Kioto : un fruit  de calibre moyen, une chair ferme mais peu parfumée, des couleurs chatoyantes. 

L’Orangé de Provence (ou Polonais) : Une forme oblongue, de couleur orangée dégradé de rouge, il est récolté dans la région des Baronnies et du Ventoux en Provence et vous le trouverez à partir de la mi-juillet sur vos étals. Une chair fine et fondante, un parfum d’été… dégustez-le bien mur ou invitez-le dans vos pots à confitures pour l’hiver !

Le Bergeron : un fruit assez gros, rouge safran, coloré de rouge à maturité. Adaptée à l’altitude, cette variété cultivée en Vallée du Rhône révèle toutes ses saveurs la dernière quinzaine de juillet. Vous apprécierez sa chair ferme et ses qualités gustatives exceptionnelles… à déguster nature ! Ajoutons que ce fruit se conserve parfaitement bien.

Le Bergarouge : Vous le reconnaîtrez à sa robe orangée imprimée de rouge profond. Créé à la fin des années 1990 par l’INRA, ce fruit a un parfum particulièrement prononcé et des saveurs acidulées qui en feront un « chouchou » de l’été !

Aujourd’hui les producteurs travaillent pour produire des fruits de gros calibres et les variétés qui vont naître dans les années à venir seront entièrement rouges…Soyez patients ! 

Quelle que soit la variété, choisissez vos abricots à point et consommez-les rapidement : Fiez-vous à la souplesse du fruit et à son parfum plutôt qu’à sa couleur qui peut être trompeuse car, selon les variétés, elle peut apparaître avant sa pleine maturité et un abricot cueilli prématurément cesse de mûrir.  

Pour le conserver, avant de le consommer, évitez de le mettre dans votre réfrigérateur… En revanche, vous pouvez le congeler en le coupant en deux, dénoyauté : il gardera son sucre, ses saveurs et ses couleurs chatoyantes et vous pourrez déguster ce fruit de l’été en plein hiver !

Invitez-le en cuisine… il s’adapte aux recettes sucrées, salées et surtout à votre imagination !

Oui, l’abricot est d’abord un fruit qu’on déguste nature, mais il est également l’invité surprise des recettes les plus variées et les plus inattendues !

Il est l’un des premiers fruits que l’on propose aux bébés car il est particulièrement facile à cuisiner en compote, ou poché et mixé… mais il vous surprendra lorsque vous le glisserez dans une salade d’endives ou de cresson, apportant sa  belle couleur orangée et une saveur aigre douce à votre préparation. 

Bien sûr, l’abricot est le fruit à confiture par excellence de par sa teneur en pectine qui favorite la gélification … cuits avec quelques noyaux concassés, ils donneront à vos confitures une subtile saveur d’amande… une confiture idéale pour garnir vos gâteaux ou donner du brillant à vos tartes, délayée dans un peu d’eau chaude pour obtenir l’abricotine.  

Petit secret : conservez quelques noyaux d’abricots et retirez les amandes blanches enfermées à l’intérieur. Enveloppez-les dans une mousseline et conservez-les pour donner un petit goût d’amande subtile à vos compotes ou vos coulis… mais n’en abusez-pas car à haute dose, cette substance est toxique.

Sucré dans vos desserts, salé dans vos plats principaux, il vous surprendra dans des accords originaux et savoureux… n’hésitez pas à l’utiliser séché car sa saveur sucrée et son parfum y sont particulièrement concentrés : roulé dans une tranche fine de lard grillé pour l’apéritif, servi sur des toasts au foie gras, émincé dans vos salades assaisonnées au vinaigre balsamique… parfumant à merveille vos tagines d’agneaux, marié au fromage de chèvre et au romarin, mijoté pour accompagner vos viandes…l’abricot s’intègre délicatement dans les préparations les plus variées pour les sublimer en leur offrant ce qu’il a de meilleur, de ses saveurs sucrées acidulées lorsqu’il est cru, à ses notes chaudes et poivrées lorsqu’il est cuit.

Du côté des desserts, il n’a rien à envier aux autres fruits : en tartes bien sûr, mais aussi en papillotes au four, en salade de fruits, en clafoutis ou simplement caramélisés dans du beurre avec une pointe de menthe poivrée ou de cannelle… c’est à vous d’imaginer votre été aux couleurs de l’abricot dans vos assiettes !

Pour vous aider un peu, Elle&Vire a imaginé 3 recettes fraîches et originales… accords parfaits de la crème et du fruit pour les palais les plus délicats…les gourmets seront encore plus gourmets cet été !

 

 

Bon appétit !

 

Abricot roti et sa crème chantilly vanillée

Diplomates Abricots & Chocolat Blanc

Éclairs à la crème d'abricot

 


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